J'avais 25 ans quand j'ai obtenu ma première licence de guide francophone. À l'époque, le Vietnam s'ouvrait à peine au tourisme international, et parler français était une compétence rare et précieuse. Mes premiers pas dans ce métier étaient hésitants – je connaissais les dates historiques, les noms des dynasties, mais je ne savais pas encore raconter.

Tout a changé lors d’un circuit de 25 jours avec un couple de français. Michel, m’a pris à part après ma présentation très académique du Temple de la Littérature : « Dông, je peux lire tout ça dans mon guide Lonely Planet. Ce que je veux, c’est que tu me racontes TON pays. Où allais-tu quand tu étais enfant ? Quel était ton plat préféré ? Comment vivait ta grand-mère ? » Ce jour-là, j’ai compris que les voyageurs ne cherchent pas un dictionnaire ambulant, mais un ami qui leur ouvre les portes de son univers.

Depuis, j’ai eu le privilège d’accompagner plus de 3000 voyageurs francophones. J’ai grimpé le Fansipan, navigué dans la baie d’Halong, parcouru les rizières en terrasses de Mu Cang Chai. Mais plus encore, j’ai partagé des moments authentiques : un repas chez l’habitant, une cérémonie traditionnelle, un sourire d’écoliers curieux. Ces milliers de rencontres ont modelé le guide que je suis devenu.

Hanoï, 2017. Après un circuit de deux semaines, Françoise et Michel, un couple de Lyonnais à la retraite, m’ont dit quelque chose qui allait tout changer : « Dông, tu as un don pour rendre notre pays accessible et touchant. Tu devrais créer ta propre agence. Si tu as besoin de conseils ou d’aide, nous sommes là. » Ils sont revenus au Vietnam trois fois depuis, pas seulement comme clients, mais comme amis et mentors.

Leurs encouragements répétés ont été le déclic. En 2018, à 39 ans, j’ai créé Capannam – pour eux, grâce à eux. CAP sur ANNAM. Ce nom n’est pas un hasard. Annam, l’ancien nom du Centre Vietnam, évoque aussi le port où les premiers missionnaires français ont foulé notre terre. C’est là que tout a commencé : une relation passionnée entre nos deux pays, faite d’échanges culturels, de respect mutuel, d’amitiés sincères… avant que l’Histoire ne bascule dans la guerre d’Indochine.
Aujourd’hui, les pages se tournent. Les Français reviennent au Vietnam, non plus en conquérants mais en voyageurs curieux, en amis. L’image de mon pays a changé : ce n’est plus celui des décennies d’après-guerre, marqué par la douleur. C’est un pays chaleureux, accueillant, résilient, qui tend la main avec le sourire.
Capannam, c’est ma façon de renouer ce fil d’or qui unissait jadis la France et l’Indochine. C’est un pont entre les souvenirs lumineux de cette époque où tout était possible, et le Vietnam d’aujourd’hui qui vous ouvre ses bras. Je voulais que chaque voyageur se sente accueilli comme un membre de la famille, qu’il retrouve l’esprit de cette Indochine d’autrefois – sans la colonisation, mais avec toute la beauté des échanges humains.
Capannam est plus qu’une agence : c’est une réconciliation, un hommage à ce que nos peuples ont partagé de meilleur. C’est mettre le cap sur l’Annam éternel, celui qui ne meurt jamais, pour transformer vos rêves en réalité sur nos terres
Parce qu'après 21 ans, je ne fais pas que connaître le Vietnam, le Laos et le Cambodge – je les vis chaque jour. Parce que je ne vous vendrai jamais un circuit standard, mais je prendrai le temps de comprendre qui vous êtes et ce qui vous fait vibrer. Parce que pour moi, vous n'êtes pas des clients, mais des compagnons de route.
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